« Fan art » n°2

Maria se réveille dans son petit appartement de célibataire, il est 5 heures, elle se lève toujours tôt pour éviter les bouchons, surtout avec la menace terroriste du moment, les gens prennent leurs voitures pour éviter la foule et les transports en commun. Elle est interne à l’hôpital universitaire de Madrid, mais a choisi de vivre en ville, pas dans les chambres étudiantes proposées sur place, non, elle veut couper avec le boulot une fois arrivée chez elle. Pour l’heure c’est le moment d’y retourner, des attaques chimiques ont eu lieu un peu partout en Europe faisant des centaines de victimes brûlées ou asphyxiées et elle s’attend à avoir de nouvelles entrées dans son service tôt ou tard suite à ce genre d’incident. Elle prend son masque à gaz avec elle au cas où, et grimpe dans sa voiture à 5h45 bien déterminée à faire son boulot de médecin doctorant comme d’habitude. Elle conduit à allure prudente sur le trajet qu’elle emprunte quotidiennement depuis des mois, elle n’habite qu’à dix minutes de l’entrée du centre hospitalier, elle est suivie par une ambulance depuis 5 bonnes minutes, pas pressée à priori, et heureusement car l’utilitaire juste devant freine brusquement sans raison apparente. Maria est obligée de piler également, elle ne comprend pas pourquoi la fourgonnette a fait halte si brutalement, deux hommes en sortent, leurs visages sont cachés par la capuche de leurs sweat shirts, elle active la fermeture centralisée de sa petite voiture et attend de voir, elle ne peut pas reculer car l’ambulance est toujours là, derrière elle… Un des deux hommes s’approche de la porte conducteur de sa voiture, Maria espère que la vitre qui les sépare suffira à le dissuader de faire quoique ce soit de plus, le bras de l’individu passe à travers le verre qui se brise et devient tranchant pour venir l’attraper au col, l’homme n’a pas l’air de saigner pour autant, par contre Maria est choquée, agrippée par la veste elle est violemment cognée contre son volant et s’évanouie. 
Quand elle se réveille, elle a mal au crâne, au niveau frontal, et est aveuglée par un néon plafonnier, quand elle retrouve la vue, elle distingue un lavabo, des toilettes et un frigo autour d’elle, elle est allongée dans un lit, on dirait un lit d’hôpital mais elle ne reconnaît pas le service des urgences de Madrid, ni même la réa… Où est elle ? Elle n’a jamais vu ce genre de chambre auparavant….

Un auteur inspiré par Cobaye[s], RC